vendredi 2 décembre 2016

Mes premiers romans chouchous - sélection 2016 des 68 premières fois

L'aventure des 68 premières fois se termine, voici mon palmarès personnel. 
Certains de mes chouchous ont été encensés dans les médias ou ont même été primés mais certains n'ont malheureusement bénéficié d'aucune couverture médiatique ce qui est bien dommage...





J'ai adoré





J'ai beaucoup aimé







J'ai eu le plaisir de voir que la plupart de ces romans (15 sur 18) font partie de la pré-sélection 2017 du festival du premier roman de Chambéry qui aura lieu en mai prochain.

La soirée de clôture de cette édition 2016 a lieu le 9 décembre prochain dans les locaux de Babélio. 
A cette occasion nous aurons l'occasion de rencontrer d'autres participants à cette aventure mais aussi certains des auteurs de la sélection : Loulou Robert, Jean-Marc Céci, Julie Estève, Julie Moulin, Anne Collongues, Colombe Boncenne, Lenka Hornakova-Civade, François Bugeon, Rachel Khan, Maëlle Guillaud, Elisa Shua-Dusapin, Stéphanie Dupays et Gilles Marchand...

Un petit compte-rendu en photos de cette soirée sur le blog dans quelques jours...

jeudi 1 décembre 2016

Alice et les orties de Julie Bonnie


Date de parution : octobre 2016 chez Grasset
Nombre de pages : 152

J'ai beaucoup aimé Chambre 2 de Julie Bonnie et ai été ravie de la sortie d'un nouveau livre de cette auteure.
On comprend dès les premières pages qu'Alice, la narratrice, a vécu des choses très difficiles quand elle avait 12 ou 13 ans, on pense immédiatement à de la violence, une agression sexuelle...

Alice veut écrire son histoire puis ensuite la brûler. Elle veut ainsi s'en débarrasser "pour découvrir quelle saveur a la vie sans cette histoire". "Mon histoire et moi sommes deux pôles plus. Des années que je tourne autour du noyau qui me repousse, toujours."

mercredi 30 novembre 2016

Bilan de mes lectures de novembre 2016

Un peu moins de très belles lectures lors de ce mois de novembre mais de belles découvertes quand même... 




  • Une biographie romancée de Van Gogh très consistante dont on n'a pas assez parlé : Vincent qu'on assassine  de  Marianne Jaéglé
  • Une relecture et toujours le même éblouissement : L'ombre de nos nuits de Gaëlle Josse


mardi 29 novembre 2016

La succession de Jean-Paul Dubois



Date de parution : août 2016 aux éditions de l'Olivier
Nombre de pages : 240

La mort choisie

Paul, la trentaine, est joueur professionnel de pelote basque à Miami. Originaire de Toulouse, il est médecin mais a fui son métier et sa famille toxique.

En effet quelle étrange famille il a ! Sa mère Anna est plus sœur qu'épouse ou mère et développe une relation fusionnelle avec son frère Jules, son père est un médecin original qui pratique en short l'été, son grand père, devenu médecin de Staline à Moscou a quitté l'URSS avec un morceau de l’encéphale de Staline dont il a pratiqué l'autopsie...
Dans cette famille chacun vaque à ses occupations dans l'indifférence des autres mais c'est surtout une famille qui manque d'élan vital "tout simplement parce qu'ils n'avaient jamais su comment se tenir sur la terre ou dans l'eau." où le suicide est promu au rang de "sport national" , chacun a une "propension à quitter le théâtre avant la fin de la pièce."
Dans cette famille suicidaire chacun se suicide sans raison apparente et sans explication en prenant soin de mettre sa mort en scène.

dimanche 27 novembre 2016

Les vies de papier de Rabih Alameddine

 

Date de parution : août 2016 aux Editions Les Escales
Nombre de pages : 330

Prix fémina étranger 2016
 
La narratrice, Aaliya est une vieille femme libanaise de 72 ans. Elle vit à Beyrouth et ressasse ses souvenirs pendant ses longues nuits sans sommeil.

Autodidacte, c'est une ancienne libraire, une amoureuse de la littérature qui continue à faire des traductions selon sa méthode bien personnelle.

Veuve d'un mari qui l'a répudiée car ils ne pouvaient pas avoir d'enfant, elle vit seule dans un appartement qui comprend une pièce de lecture envahie de livres. Elle se définit comme une "créature d'habitudes, d'années d'habitudes" et classe ses traductions dans des boîtes dans une chambre et dans la salle d'eau quand elle manque de place.
C'est une femme solitaire qui n'apprécie pas la compagnie des gens, elle reprend à son compte la phrase de Fernando Pessoa "la solitude me désespère;  la compagnie des autres me pèse."
C'est une forte personnalité qui sait ce qu'elle veut, pour preuve son attitude lorsqu'elle a besoin d'une arme à feu.

vendredi 25 novembre 2016

L'administrateur provisoire d'Alexandre Seurat


Date de parution : août 2016 aux Editions du Rouergue
Nombre de pages : 181


J'aime beaucoup découvrir de nouveaux auteurs avec leur premier roman. En 2015 Alexandre Seurat m'avait beaucoup marquée avec son roman La maladroite, inspiré d'un fait divers récent, le meurtre d'une enfant de huit ans par ses parents. Il est toujours intéressant de voir comment ces primo-romanciers franchissent le cap du deuxième roman surtout quand leur premier titre a connu un certain succès.

Dans son deuxième roman, Alexandre Seurat s'attaque à un terrible secret de famille.

Qu'est-ce qu'un administrateur provisoire?  C'est une personne chargée de "l'aryanisation"  des biens des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale dans la France de Vichy. Cet administrateur gère l'entreprise à la place du propriétaire juif, négocie la vente des fonds de commerce ou d'immeubles à des non-juifs spoliant ainsi les juifs de leurs biens et de leurs sources de revenus.

mercredi 23 novembre 2016

Qu'importe le chemin de Martine Magnin




Date de parution : octobre 2016 chez Astre bleu éditions
Nombre de pages : 192

Le parcours d'une mère et de son fils à la dérive

Alors que Martine est en période de séparation difficile avec son mari, Alexandre son fils de 8 ans, de retour de vacances avec son père, convulse. Alexandre est hospitalisé et le diagnostic d'épilepsie tombe. Un véritable séisme, la fin de l'insouciance... Crises et comas s'enchainent, Alexandre est rebelle aux traitements.
Martine va devoir intégrer la pathologie d'Alexandre dans leur vie tout en préservant Lola, sa petite sœur qui n'a que 2 ans. Heureusement le travail, le plaisir de coudre et de créer dans l'Atelier qu'elle dirige avec ses deux amies Coline et Eve offrent des soupapes à Martine.

Alexandre vit difficilement sa maladie et la marginalisation qu'elle entraine, son caractère devient plus difficile à l'adolescence, il refuse son traitement, devient incontrôlable. Il adopte des conduites à risque et quitte l'école habité de colère et rancœur envers ses parents. Il se marginalise peu à peu et vit dans la rue.
C'est la descente aux enfers, l'entrée dans un monde de violence et de drogues. "Drogues pour drogues, il en choisirait d'autres à sa convenance." Cette mère doit "faire le deuil de mon image idéalisée de mère aimante inconditionnelle et le deuil de l'image d'un fils parfait."