jeudi 30 juillet 2015

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson




Date de parution :  mars 2011 aux Presses de la Cité
Nombre de pages : 506


Si je ne mets pas un 5 cœurs enthousiaste à ce premier roman de Jonas Jonasson c'est juste parce que par moments l'histoire patine un peu et qu'à un moment ça fait un peu trop tout de même...
Mais les aventures de ce truculent centenaire fugueur n'en restent pas moins jubilatoires.

Avec lui vous revisiterez l'Histoire de ces 100 dernières années au travers de ses rencontres (improbables) avec les grands de ce monde et découvrirez comment il a influé, plus ou moins volontairement, sur divers événements majeurs... 

On se sent comme aspiré dans une autre dimension.
Tout est à mourir de rire, une fugue et une cavale complétement décalée et déjantée, des personnages hauts en couleur et un style unique.
Un régal pour se dérider les zygomatiques.


Citations 
"Allan trouvait incompréhensible que les gens aient envie de se tuer au XVIIème siècle. S'ils avaient patienté un peu, ils seraient morts de toute manière."

"Sa vie avait été passionnante, mais rien ne dure éternellement, à part peut-être la bêtise humaine."

mercredi 29 juillet 2015

Mémé de Philippe Torreton

 
 

Date de parution :  janvier 2014 chez Iconoclaste Editions
Nombre de pages : 143

Ce livre est un petit bijou, c'est une proclamation d'amour de l'auteur, émouvante et pleine de tendresse pour sa mémé aujourd'hui décédée

L'auteur parsème son texte de remarques sur notre société de consommation et sa course effrénée au "progres" (vers le high-tech et la bouffe industrielle). Une société dont sa mémé n'a jamais fait partie, adepte qu'elle était du rafistolage, rapiéçage, recyclage ; une mémé modeste, économe mais aussi pleine de générosité, qui vivait en autarcie dans sa petite ferme en Normandie.

Torreton fait vivre le souvenir de sa  mémé à la fois unique et universelle, qui rappellera très certainement à chacun d'entre nous un peu la nôtre.

Moment de lecture émouvant, plein de tendresse et de souvenirs.


Citations
"Ma mémé, elle était silencieuse de mots mais bavarde en preuves d'amour."

"Je trouvais sa pierre tombale trop neuve.
Ça ne lui allait pas, il aurait fallu que sa tombe fût déjà mousseuse et licheneuse, une tombe à l'ancienne (...) Celle-ci était brillante, neuve, en marbre noir.
S'il ne tenait qu'à moi, je t'aurais mis de la brique, ou une grosse pierre de granit brut, ou rien, un champ, une motte de terre, pis, une croix, parce que faut ben mett'e un truc et c'est tout.
Non, en fait, j'aurais planté un arbre,
pour que ses racines te prennent et t'aspirent et te fassent monter dans ses feuilles, comme ça le vent t'aurait fait chanter enfin, librement, comme ça des petits auraient pu continuer à grimper sur toi pour voir plus loin, comme ça tu aurais pu encore nous indiquer les saisons qui passent, nous qui mangeons n'importe quoi n'importe quand..."

mardi 28 juillet 2015

Où on va, papa ? de Jean-Louis Fournier

 

Date de parution : août 2008 chez Stock
Nombre de pages : 150
Prix Fémina 2008

Jean-Louis Fournier nous parle de ses deux enfants handicapés, Mathieu et Thomas, de leur vie quotidienne, des malheurs, des déceptions, des projets d'avenir réduits à néant, de sa femme qui le quitte. On pourrait penser que l'auteur se précipite dans le gouffre du mélodrame, mais non...ce livre est une violente gifle...

Dans ce récit aux brefs chapitres et courtes scènes débordant d'anecdotes, Jean-Louis Fournier décrit à la fois sa culpabilité (" Pardon de vous avoir loupés" ) et ses remords ("ne pas les avoir conduits au musée, au concert " ). Il veut briser l'image des parents "malheureux" des handicapés : "Un père d'enfants handicapés n'a plus le droit de rire, ce serait du plus parfait mauvais goût.", ou encore cette obligation d'avoir "le physique de l'emploi, de prendre l'air malheureux.".

Jean-Louis Fournier fait preuve de beaucoup d'humour assumé jusqu'au bout pour ses deux fils handicapés, " la tête pleine de paille " . Il utilise cet humour noir comme une carapace, pour mieux gérer ses douleurs, en prenant de la distance. Cependant, il ne cherche pas à se plaindre, bien au contraire. Il dédramatise la situation et "ôte" la pitié que l'on peut parfois éprouver pour les handicapés.

Ces vérités, comme nos peurs face au handicap, ces propos très directs, d'une totale franchise, exprimés si simplement, peuvent nous surprendre et montrent son incroyable cran, son courage et son talent. Il est capable d'exposer les sentiments les plus complexes et les plus confus.

Belle leçon de vie que ce livre où rien n'est pessimiste. C'est simple. Drôle. Émouvant.
En parlant de ses enfants avec tendresse, regret et humour, oui, humour....Jean-Louis Fournier m'a appris que l'on pouvait rire de tout : de soi, des handicapés, du regard des gens.

lundi 27 juillet 2015

Un avion sans elle de Michel Bussi

 

Date de parution : 2012 aux Presses de la Cité
Nombre de pages : 532

Prix des Maisons de la presse 2012

Autour de la lutte de deux familles pour la reconnaissance d’un enfant, ce policier hors-norme se caractérise par l’atmosphère de cette enquête infernale et par la manière de faire coïncider passé et présent.

Ce livre est aussi l'occasion d'une enquête sociale, la psychologie si différente de ces deux familles que tout oppose est au centre du roman.

Tout contribue à faire de ce livre un roman policier savoureux et surprenant jusque dans ses dernières pages.

Un très bon moment de lecture. 


Citations
"Pour la première fois, je me rendais compte que continuer de travailler sur cette affaire, pour les Carville, pendant des années de ma vie, c’était perdre ces années…ainsi que toutes celles qui me resteraient ensuite. J’ai continué, pourtant." 

"On prétend que pour les détectives privés, les affaires d'adultères, c'est la corvée, l'alimentaire, la lie du métier... Foutaises ! Si l'on veut être sincère, entrer par effraction dans la vie sexuelle des clients, cela reste l'un des bons côtés du métier."


Lus du même auteur




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dimanche 26 juillet 2015

On ne voyait que le bonheur de Grégoire Delacourt

 

Date de parution : août 2014 chez J.C. Lattes
Nombre de pages : 360

Roman intimiste bouleversant qui parle de l'enfance blessée, du manque d'amour et du pardon.

Une écriture plus sombre, plus profonde et plus mélancolique que dans les précédents livres (la liste de mes envies) mais toujours des mots simples et justes et des phrases courtes et percutantes.

De l'émotion à l'état pur!
J'ai adoré.... 


Citations
"Je me suis dit que le bonheur on ne le sait qu'après; on ne sait jamais qu'on est en train de le vivre, contrairement à la douleur."

"Un jour de douleur efface mille jours de bonheur. C'est injuste." 


Lu du même auteur
























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samedi 25 juillet 2015

Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre


Date de parution : août 2013 chez Albin Michel
Nombre de pages : 576

Prix Goncourt 2013
Prix France-Télévision 2013


Passionnant !!! Un livre que je ne suis pas prête à oublier... 

C'est un gros pavé mais il se lit comme un roman policier, on ne peut pas lâcher.
Le thème m'a plu car je n'avais pratiquement rien lu sur cette période de l'après guerre avec le difficile retour à la vie civile des poilus après leur démobilisation.
On y trouve une magnifique amitié entre une gueule cassée et un soldat miraculé qui se sent redevable envers son ami qui l'a sauvé et l'affrontement de 2 milieux socialement opposés.
Les personnages sont hauts en couleur et resteront longtemps dans mon esprit.
On y parle d'amitié, de fidélité mais aussi de corruption.
Un Goncourt bien mérité pour Pierre Lemaître, un Goncourt accessible à tous, à lire absolument.
Ce récit captivant est, pour moi, un chef d’œuvre.


Citations
"Il savait que la guerre n'était rien d'autre qu'une immense loterie à balles réelles dans laquelle survivre quatre ans tenait fondamentalement du miracle."

"Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d'avantages, même après."

vendredi 24 juillet 2015

Réparer les vivants de Maylis de Kerangal


Date de parution : janvier 2014 chez Gallimard
Nombre de pages : 288


Grand Prix RTL-Lire 2014
Prix Orange du livre 2014
Prix des lecteurs de l'Express 2014
Prix Relay des voyageurs 2014


Très gros coup de cœur pour ce livre qui sera certainement celui qui m'aura le plus marquée en 2014.

Un jeune homme de 19 ans, Simon, se trouve en mort cérébrale suite à un accident de voiture. Une course à la vie s'engage à travers la greffe des organes de ce jeune homme. Le processus de don d'organes est rempli avec rapidité mais avec également énormément de respect de la douleur, de respect du corps.  
Pas de pathos ni de voyeurisme dans cette histoire au sujet si délicat mais de la pudeur et une profonde empathie. C'est un vibrant hommage au corps humain et un émouvant hymne à la vie.
Tous les membres de l'équipe médicale sont unis dans la même urgence et sont profondément humains, ils forment une véritablement chaine humaine.

Beaucoup d'humanisme et de justesse dans ce roman. De la souffrance, la mort, une nouvelle vie mais surtout un souffle de vie fabuleux.

Le style de Maylis de Kérangal est très particulier, beau et intense, fait de très longues phrases bien rythmées qui nous emportent dans cette belle aventure humaine avec une écriture précise, juste et souvent crue.


Tout simplement parfait...Cet ode à la vie est un véritable chef d’œuvre empreint d'une profonde humanité. Inoubliable...Les personnages nous habitent longtemps après avoir fermé le livre.
C'est un livre que j'ai conseillé à tout le monde autour de moi tellement il m'a bouleversée. 
Les nombreux prix qu'a reçus Maylis De Kerangal sont pour moi une récompense amplement méritée.


Citations
"Car ce que Goulon et Mollaret sont venus dire tient en une phrase en forme de bombe à fragmentation lente : l'arrêt du cœur n'est plus le signe de la mort, c'est désormais l'abolition des fonctions cérébrales qui l'atteste. En d'autres termes : si je ne pense plus, alors je ne suis plus. Déposition du cœur et sacre du cerveau - un coup d’État symbolique, une révolution."

"Le cœur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps. Que subsistera-t-il, dans cet éclatement, de l’unité de son fils? Comment raccorder sa mémoire singulière à ce corps diffracté? Qu’en sera-t-il de sa présence, de son reflet sur Terre, de son fantôme?"

Kinderzimmer de Valentine Goby

 
Date de parution : août 2013 chez Actes Sud
Nombre de pages : 224

Prix des libraires 2014
Un roman grave et bouleversant sur le sort réservé aux déportées enceintes à Ravensbrück. 

Une écriture incisive, sans concessions tour à tour dépouillée et glaciale puis poétique et bouleversante. Solidarité, partage et espoir donnent chaque jour la force de continuer à vivre.
Ce texte retranscrit très bien la désorientation de l'héroïne face à son transfert en Allemagne et face au mystère de la maternité dans son corps.
Un roman qui laisse des traces!
A lire absolument... 


Citations
"Il faut des historiens, pour rendre compte des événements ; des témoins imparfaits, qui déclinent l'expérience singulière; des romanciers, pour inventer ce qui a disparu à jamais : l'instant présent."

"Il n'y a pas un bébé dans ce camp, pas une mère parce que mettre au monde c'est mettre à mort."

jeudi 23 juillet 2015

Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès Martin-Lugand

 


Date de parution : juin 2013 chez Michel Lafon
Nombre de pages : 208

Dans ce livre, c’est d’abord le titre qui m’a attirée. "Les gens heureux lisent et boivent du café" est le nom du café littéraire que tient Diane, l’héroïne du roman.

Diane est une femme en pleine dépression, quelques mois plus tôt, son mari et sa petite fille sont morts dans un accident de voiture. Alors que son entourage lui met la pression pour qu’elle reprenne une vie normale, Diane décide de fuir son décor quotidien dans l’espoir de se reconstruire. Elle part s’exiler dans un village perdu au fin fond de la campagne irlandaise.

Ce livre parle donc d’une chute puis d’une renaissance. Diane avait tout pour être heureuse, mais à cause d’un accident, tout bascule. Elle se retrouve seule, incomprise, sans avenir. Le début du roman est dur et bouleversant..

Par la suite, lors de son exil en Irlande, Diane va notamment croiser le chemin de son voisin, un homme bourru et antipathique qui va pourtant la faire craquer. Mais peut-on aimer quand on n’a pas encore fait son deuil ?

Ce livre évoque donc cette question douloureuse de la reconstruction d’une femme. Comment rester fidèles à ceux qui sont partis tout en avançant dans sa vie… C’est une histoire humaine et sensible.

Néanmoins, l'histoire m’a semblé un peu prévisible, les personnages assez stéréotypés : le gay à la sexualité débridée, le brun ténébreux mais taciturne qu’on déteste avant d’en tomber éperdument amoureuse, l’ex-copine jalouse et malsaine. La psychologie de chacun est abordée d’une manière qui m’a paru un peu simpliste et prévisible .
J'aurai attendu une approche plus fine et sensible de la question du deuil, du veuvage et de la reconstruction qui suit.

Cependant, ce livre a l’avantage d’être très fluide, c'est un roman simple et facile à lire.


Citations
"Si je commence une histoire avec toi, je te reprocherai un jour ou l’autre de ne pas être lui… d’être toi. Je ne veux pas de ça… Tu n’es pas ma béquille, ni un médicament, tu mérites d’être aimé sans condition, pour toi seul et non pour tes vertus curatives. Et je sais que… je ne t’aime pas comme il faut. En tout cas, pas encore. Il faut d’abord que je me reconstruise, que je sois forte, que j’aille bien, que je n’aie plus besoin d’aide. Après ça, seulement, je pourrai encore aimer."

"Je m'habillais en Diane, un jean, un débardeur et un pull près du corps. J'eus le sentiment d'étouffer. Je me débattais pour retirer le pull et attrapai le sweat à capuche de Colin, je l'enfilai et respirai de nouveau. je le portais déjà avant sa mort, je m'en accordais encore le droit."


Lu du même auteur


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mercredi 22 juillet 2015

Charlotte de David Foenkinos



Date de parution : août 2014 chez Gallimard
Nombre de pages : 220

Prix Renaudot 2014
Prix Goncourt des lycéens 2014

Magnifique texte beau et émouvant...

Dans ce roman David Foenkinos rend un très bel hommage à Charlotte Salomon, artiste peintre et musicienne allemande assassinée à Auschwitz à 26 ans.
Sa vie, longue succession de souffrance et d'humiliation, est racontée sous la forme d'une sorte de long poème en prose empreint d'émotions.
C'est une très belle façon de mettre en lumière un être d'exception broyé par la vie et la barbarie.

Parallèlement, l'auteur nous explique comment est né ce texte qu'il a longuement muri, habité qu'il était par cette histoire depuis des années... Pourquoi il l'a écrit de cette manière, entre poésie et prose avec de courtes phrases, ponctuées à chaque fois d'un point…Il justifie ce besoin de point à la fin de chaque phrase par l'obligation qu'il avait de reprendre sa propre respiration... Cela a aussi été mon cas... 

Le destin tragique de Charlotte nous habite longtemps après avoir fermé le livre.
J'aimais déjà beaucoup David Foenkinos mais avec ce roman il passe vraiment à la vitesse supérieure...
Livre à ne pas manquer!!!! 


Citations
"Les mots n'ont pas toujours besoin d'une destination.
On les laisse s'arrêter aux frontières des sensations.
Errant sans tête dans l'espace du trouble.
Et c'est bien le privilège des artistes : vivre dans la confusion."

"Le suicide est une mort qu'on ne donne pas à l’ennemi!"


Cette lecture rentre donc a posteriori dans le Challenge Goncourt des Lycéens d'Enna









Lus du même auteur

mardi 21 juillet 2015

N'oublier jamais de Michel Bussi




Date de parution : mai 2014 aux Presses de la Cité
Nombre de pages : 544

Jamal, le personnage principal très sympathique, est unijambiste mais sportif et séjourne à Yport. C'est un gentil qui a grandi dans une cité. Il nous raconte son histoire : au cours d'un entraînement à la course au sommet d'une falaise, il  ne peut empêcher le suicide d'une jeune fille, et se retrouve brutalement suspect unique d'un meurtre doublé de viol.
Deux meurtres similaires ont eu lieu 10 ans plus tôt au même endroit.
 
La construction  du roman est subtile : c'est Jamal qui raconte son histoire, prenant même le temps de rassurer son lecteur, lui demandant de lui faire confiance...On pénètre progressivement dans l'histoire par le biais des perceptions de Jamal, ses souvenirs et ses découvertes. Son récit est entrecoupé d'articles de journaux sur les meurtres qui ont eu lieu 10 ans auparavant.

C'est une histoire complètement machiavélique dans laquelle on ne sait vraiment plus quoi croire...Une histoire qui, dès les premières lignes, parait relever du surnaturel... 

C'est un thriller avec beaucoup de tensions dans lequel on se laisse embarquer malgré soi. Une fois commencé, il est impossible de lâcher ce livre...
De rebondissements en rebondissements, l'auteur nous tient en haleine dans cette intrigue à tiroirs incroyable sans aucun temps mort.
Les personnages sont attachants et restent dans l'esprit du lecteur une fois le livre terminé.



Citations
"Longtemps, je n'ai pas eu de chance.
[...] Pour que la pièce retombe un jour de votre côté, il faut juste jouer, souvent, beaucoup, recommencer, toujours.
Insister."

"Leur mariage fut programmé pour le 2 octobre 2004. Le cadavre de Myrtille portait à l'annulaire sa bague de fiançailles.
Il y aurait eu beaucoup de monde au mariage de Myrtille.
Beaucoup, mais peut-être pas autant qu'il y en eut à son enterrement."


Lu du même auteur

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lundi 20 juillet 2015

Pétronille d'Amélie Nothomb




Date de parution : août 2014 chez Albin Michel
Nombre de pages : 180

Histoire sans queue ni tête sur la passion de l'auteur pour le champagne, une sorte d'apologie de l'ivresse... via une pseudo autobiographique.
Ce soi-disant roman  parle d'amitié de beuverie au champagne grand crû...
J'ai trouvé que le récit, essentiellement résumé à un dialogue entre Pétronille et Amélie, était ennuyeux et plat.

Pour moi, tous les louanges systématiques aux livres d'Amélie Nothomb relèvent de beaucoup d'hypocrisie et de snobisme.

J'avais beaucoup aimé les premiers romans d'Amélie Nothomb mais celui-ci est pour moi bien décevant... Reste à voir si c'est lié à  Pétronille uniquement ou si c'est moi  qui ne suis plus réceptive à son écriture...

Le seul intérêt que j'ai trouvé à ce livre, c'est qu'il se lit très vite et qu'on peut donc vite passer à autre chose...


Citations
"Rien ne me désole plus que ces gens qui, au moment de goûter un grand vin, exigent de "manger un truc": c'est une insulte à la nourriture et encore plus à la boisson. "Sinon, je deviens pompette", bredouillent-ils, aggravant leur cas. J'ai envie de leur suggérer d'éviter de regarder de jolies filles: ils risqueraient d'être charmés."

"Il y a deux attitudes possibles chez ceux à qui je viens de signer un livre : il y a ceux qui partent avec leur butin et ceux qui se rangent sur le côté et me regardent jusqu'au bout de la séance. Pétronille resta et m'observa. J'eus l'impression qu'elle voulait me consacrer un documentaire animalier."

Lu du même auteur 


samedi 18 juillet 2015

Les correspondances de Manosque - Septembre 2014

LES CORRESPONDANCES DE MANOSQUE du 24 au 28 septembre 2014


* Rencontre avec Eric Reinhardt pour son nouveau roman "L'amour et les forêts".
Passionnant...Un livre que j'ai vite envie de découvrir.



* Lecture par Maylis de Kerangal d'extraits de"Réparer les vivants".
Très gros coup de cœur pour ce livre qui sera certainement celui qui m'aura le plus marquée en 2014.
Un jeune homme de 19 ans, Simon, se trouve en mort cérébrale suite à un accident de voiture. Le processus de don d'organes est rempli avec rapidité mais avec également énormément de respect de la douleur, de respect du corps.
C'est un vibrant hommage au corps humain et un émouvant hymne à la vie.
Beaucoup d'humanisme et de justesse dans ce roman. De la souffrance, la mort, une nouvelle vie mais surtout un souffle de vie fabuleux.
Le style de Maylis de Kérangal est très particulier, beau et intense, fait de très longues phrases bien rythmées qui nous emportent dans cette belle aventure humaine avec une écriture précise, juste et souvent crue.
Tout simplement parfait...Cet ode à la vie est un véritable chef d’œuvre empreint d'une profonde humanité. Inoubliable...Les personnages nous habitent longtemps après avoir fermé le livre.
C'est un livre que j'ai conseillé à tout le monde autour de moi tellement il m'a bouleversée. 


L'auteure lit aussi bien qu'elle écrit, de l'émotion à l'état pur...



* Lecture musicale par Olivier Adam accompagné par son frère Julien de son nouveau roman "Peine perdue". 
Belle mise en valeur de ce roman qui semble intéressant.




* Rencontre avec Taiye Selasi qui présente son premier roman "Le ravissement des innocents".
Une femme très cultivée et très sympathique. Un roman à découvrir.