vendredi 30 mars 2018

Faire mouche de Vincent Almendros

Date de parution : janvier 2018 aux Editions de minuit
Nombre de pages : 126

Un été, à l'occasion du mariage de sa cousine Lucie, Laurent revient dans le hameau de sa famille avec qui les liens sont distendus. Sa mère et son oncle Roland atteint d'un cancer vivent ensemble dans la maison familiale depuis de nombreuses années, Laurent qui n'a pas remis les pieds à Saint-Fourneau depuis la mort de ses grands-parents est content de revoir son oncle.

Dès la page 23 l'auteur nous donne un élément très intriguant "Je lui désignai Claire de la main. Je te présente Constance, dis-je." Qui est la femme qui l’accompagne, Claire ou Constance? 

L'atmosphère est inquiétante dans la vieille maison familiale envahie de mouches "C'étaient des mouches. Cinq mouches mortes qui reposaient en famille sur les lames du parquet, leurs corps très noirs étaient argentés par de délicates ailes transparentes. Je me demandais si elles étaient tombées d'épuisement à force de voler."

Tout au long du récit persiste une atmosphère oppressante, malsaine. L'auteur livre des indices qui désorientent, évoque des rumeurs, parle de grands-parents qui le protégeaient, on suspecte une histoire familiale compliquée...

Un style sobre, une écriture précise, très visuelle pour un texte court lu d'une traite, un dénouement brutal comme dans son précédent roman "Un été". Une construction intéressante mais trop proche de son précédent roman pour me surprendre. Légère déception d'autant plus que cette fois j'avais deviné assez vite le dénouement...


Ce roman fait partie de la première sélection du prix Orange 2018.


Citations
" Mon regard fut attiré par le parcours d'une mouche qui se déplaçait en zigzaguant dans la pièce avec une lenteur bienveillante. Elle dessinait des sortes de carrés dans l'air, des lignes brisées qui formaient des angles, tantôt saillants, tantôt rentrants, comme si elle cherchait désespérément une issue."



L'auteur

Vincent Almendros fait des études de lettres à la faculté d'Avignon avant de commencer à écrire de la poésie et de la littérature en prose. Il envoie, pour conseils, son premier roman achevé, "Ma chère Lise", à Jean-Philippe Toussaint qui, l'appréciant, l'introduit auprès d'Irène Lindon aboutissant à sa publication en 2011.
En 2015, son deuxième roman "Un été", très apprécié par la critique reçoit le prix Françoise-Sagan en juin 2015.





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23ème participation au challenge rentrée littéraire 2018 organisé par Bea Comete









4 commentaires:

  1. il est venu très récemment dans ma ville, a expliqué sa façon de travailler, et fine mouche une lectrice lui a demandé si un jour il envisageait d'écrire des nouvelles... Certes c'est bien un roman ici, mais il me semble comme dans son premier roman utiliser la technique de la nouvelle telle qu'on la connaît habituellement.Surtout, lecteur compulsif, ne lisez surtout pas la dernière page avant l'heure!Brigitte, de Poitiers (entretien à retrouver sur le site de la médiathèque François Mitterrand)

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  2. Merci beaucoup de ce passage sur mon blog.
    C'est vrai que ses romans s'apparentent aux nouvelles, j'ai été déçue cette fois car j'ai trop retrouvé la technique de "Un été" que j'avais énormément aimé... avec sa fameuse dernière page et même ses fameux derniers mots !!!

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  3. Le prix orange démarre sur les chapeaux de roues.

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