mercredi 27 décembre 2017

Rentrée littéraire janvier 2018 - Mes envies

 

Janvier arrive à grands pas avec sa fameuse rentrée littéraire. 499 nouveaux romans se présenteront sur les étals pour la rentrée littéraire de janvier-février, à partir du 4 janvier. Soit 145 titres français, dont 64 premiers romans, et 153 titres étrangers.

J'ai commencé mes repérages et ai déjà choisi mes premières lectures. M'ont guidée l'envie de retrouver mes auteurs chouchous (Gaëlle Josse, Céline Lapertot, Delphine De Vigan, Olivier Bourdeault, Olivier Adam, Catherine Rolland, Antoine Choplin, Pierre Lemaître...) et celle de découvrir des auteurs que je n'ai pas encore lus (Christian Guay-Poliquin, Colombe Schneck, Jean-Philippe Blondel...)

Je vais pouvoir découvrir certains titres en avant première grâce à mes partenariats avec certaines maisons d'édition : Grasset, Stock, JC Lattès, les Éditions de l'Observatoire, et bien entendu Netgalley. Je les en remercie vivement.

Cette liste est bien entendu loin d'être exhaustive et va s'enrichir au fur et à mesure de l'hiver. Mes chroniques seront publiées au fur et à mesure des parutions de ces romans en janvier.

Ne préfère pas le sang à l'eau de Céline Lapertot
à paraître le 11 janvier 2018 aux éditions Viviane Hamy
« Cette sensation de fin du monde, quand tu as dix ans et que tu comprends, du haut de ton mètre vingt, qu’il va falloir abandonner la sécheresse de ton ocre si tu ne veux pas crever. Je serais restée des millénaires, agenouillée contre ma terre, si je n’avais pas eu une telle soif.
Maman a caressé la peau de mon cou, toute fripée et desséchée, elle m’a vue vieille avant d’avoir atteint l’âge d’être une femme. Elle a fixé les étoiles et, silencieusement, elle a pris la main de papa. On n’a pas besoin de discuter pendant des heures quand on sait qu’est venu le moment de tout quitter. J’étais celle à laquelle on tient tant qu’on est prêt à mourir sur les chemins de l’abîme.
J’étais celle pour laquelle un agriculteur et une institutrice sont prêts à passer pour d’infâmes profiteurs, qui prennent tout et ne donnent rien, pourvu que la peau de mon cou soit hydratée. J’ai entendu quand maman a dit On boira toute l’humiliation, ce n’est pas grave. On vivra. Il a fallu que je meure à des milliers de kilomètres de chez moi. »


Les loyautés de Delphine De Vigan
à paraître le 3 janvier 2018 aux éditions J.C. Lattès
"J'ai pensé que le gamin était maltraité, j'y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c'était quelque chose dans sa façon se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par coeur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu'avec moi, ça ne marche pas". Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux.
Hélène, professeur de collège à l'enfance violentée, s'inquiète pour Théo : serait-il en danger dans sa famille ? Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils. Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages. 


Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin
à paraître le 10 janvier 2018 aux éditions de l'Observatoire
À la suite d’un accident, un homme se retrouve piégé dans un village enseveli sous la neige et coupé du monde par une panne d’électricité. Il est confié à Matthias, un vieillard qui accepte de le soigner en échange de bois, de vivres et, surtout, d’une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps, seule échappatoire.
Dans la véranda d’une maison où se croisent les courants d’air et de rares visiteurs, les deux hommes se retrouvent prisonniers de l’hiver et de leur rude face-à-face.
Cernés par une nature hostile et sublime, soumis aux rumeurs et aux passions qui secouent le village, ils tissent des liens complexes, oscillant entre méfiance, nécessité et entraide.
Alors que les centimètres de neige s’accumulent, tiendront-ils le coup face aux menaces extérieures et aux écueils intimes ?


Une longue impatience de Gaëlle Josse
à paraître le 4 janvier 2018 aux éditions Noir Sur Blanc
Ce soir-là, Louis, seize ans, n’est pas rentré à la maison. Anne, sa mère, dans ce village de Bretagne, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, voit sa vie dévorée par l’attente, par l’absence qui questionne la vie du couple et redessine celle de toute la famille.
Chaque jour, aux bords de la folie, aux limites de la douleur, Anne attend le bateau qui lui ramènera son fils. Pour survivre, elle lui écrit la fête insensée qu’elle offrira pour son retour. Telle une tragédie implacable, l’histoire se resserre sur un amour maternel infini.
« C’est une nuit interminable. En mer le vent s’est levé, il secoue les volets jusqu’ici, il mugit sous les portes, on croirait entendre une voix humaine, une longue plainte, et je m’efforce de ne pas penser aux vieilles légendes de mer de mon enfance, qui me font encore frémir. Je suis seule, au milieu de la nuit, au milieu du vent. Je devine que désormais, ce sera chaque jour tempête. »

Les guerres de mon père de Colombe Schneck
à paraître le 3 janvier 2018 aux éditions Stock
« Quand j’évoque mon père devant ses proches, bientôt trente ans après sa mort, ils sourient toujours, un sourire reconnaissant pour sa générosité. Il répétait, il ne faut laisser que des bons souvenirs. Il disait aussi, on ne parle pas des choses qui fâchent. À le voir vivre, on ne pouvait rien deviner des guerres qu’il avait traversées. J’ai découvert ce qu’il cachait, la violence, l’exil, les destructions et la honte, j’ai compris que sa manière d’être était un état de survie et de résistance. Quand je regarde cette photo en couverture de ce livre, moi à l’âge de deux ans sur les épaules de mon père, je vois l’arrogance de mon regard d’enfant, son amour était immortel. Sa mort à la sortie de l’adolescence m’a laissée dans un état de grande solitude. En écrivant, en enquêtant dans les archives, pour comprendre ce que mon père fuyait, je me suis avouée, pour la première fois, que nous n’étions pas coupables de nos errances en tout genre et que, peut-être, je pouvais accepter d’être aimée. »


Chanson de la ville silencieuse d'Olivier Adam
à paraître le 3 janvier 2018 aux éditions Flammarion
Je suis la fille du chanteur. La fille seule au fond des cafés, qui noircit des carnets, note ce qu’elle ressent pour savoir qu’elle ressent. La fille qui se perd dans les rues de Paris au petit matin. La fille qui baisse les yeux. Je suis la fille dont le père est parti dans la nuit. La fille dont le père a garé sa voiture le long du fleuve. La fille dont le père a été déclaré mort. Celle qui prend un avion sur la foi d’un cliché flou. Celle dans les rues de Lisbonne, sur les pentes de l’Alfama. Qui guette un musicien errant, une étoile dépouillée d’elle-même, un ermite qui aurait tout laissé derrière lui. La fille qui traverse les jardins, que les vivants bouleversent, que les mots des autres comblent, la fille qui ne veut pas disparaître. Qui peu à peu se délivre.



Le cas singulier de Benjamin T. de Catherine Rolland
à paraître le 8 février 2018 aux éditions les Escales

Benjamin T , un ambulancier accepte d'entrer dans un essai thérapeutique pour tester un nouveau médicament. En effet, il est épileptique et il risque donc de perdre son travail. Or, il se met à subir d'étranges hallucinations où durant ses crises et son sommeil il se retrouve dans la peau d'un Résistant en 1944 dans le Maquis... Effet secondaire du médicament? Mais comment se fait-il alors que les personnages dont il "rêve"semblent réellement avoir existé?






Juste après la vague de Sandrine Collette
à paraître le 18 janvier aux éditions Denoël

Une petite barque, seule sur l’océan en furie.
Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots.
Un combat inouï pour la survie d’une famille. Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île.
Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants. Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.


Les rêveurs d'Isabelle Carré
à paraître le 10 janvier 2018 aux éditions Grasset
«  On devrait trouver des moyens pour empêcher qu’un parfum s’épuise, demander un engagement au vendeur – certifiez-moi qu’il sera sur les rayons pour cinquante ou soixante ans, sinon retirez-le tout de suite. Faites-le pour moi et pour tous ceux qui, grâce à un flacon acheté dans un grand magasin, retrouvent l’odeur de leur mère, d’une maison, d’une époque bénie de leur vie, d’un premier amour ou, plus précieuse encore, quasi inaccessible, l’odeur de leur enfance…  »
Quand l’enfance a pour décor les années 70, tout semble possible. Mais pour cette famille de rêveurs un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux. Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte du monde compliqué des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même. Une rare grâce d’écriture.


La mise à nu de Jean-Philippe Blondel
à paraître le 4 janvier 2018 aux éditions Buchet-Chastel

Louis Claret est un professeur vieillissant qui habite en province. Séparé de sa femme depuis quelques années, ses filles vivant désormais des vies très différentes de ce qu’il avait imaginé, il se laisse bercer par le quotidien. C’est sans réfléchir et pour remplir une soirée bien vide qu’il se rend au vernissage d’une exposition de peintures d’Alexandre Laudin - un ancien élève, jadis très effacé mais devenu une célébrité dans le monde artistique. Il ne se figure pas un seul instant à quel point ces retrouvailles avec Laudin vont bouleverser sa vie.
La Mise à nu parle de ce qu’on laisse derrière soi, au bout du compte. Des enfants. Des amis. Des livres ou des tableaux...



Les couleurs de l'incendie de Pierre Lemaître
à paraître le 3 janvier 2018 aux éditions Albin Michel

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.



Taqawan d'Eric Plamondon 
à paraître le 11 janvier 2018 chez Quidam éditeur
"Ici, on a tous du sang indien et quand ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains." Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s'emparer des filets des Indiens mig'maq. Emeutes, répression et crise d'ampleur : le pays découvre son angle mort. Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l'immensité d'un territoire et toutes ses contradictions.
Comme le saumon devenu tagawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source... Histoire de luttes et de pêche, d'amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d'un peuple millénaire bafoué dans ses droits. 


Fugitive parce que reine de Violaine Huisman
à paraître le 11 janvier 2018 chez Gallimard


" Maman était une force de la nature et elle avait une patience très limitée pour les jérémiades de gamines douillettes. Nos plaies, elle les désinfectait à l’alcool à 90 °, le Mercurochrome apparemment était pour les enfants gâtés. Et puis il y avait l’éther, dans ce flacon d’un bleu céruléen comme la sphère vespérale. Cette couleur était la sienne, cette profondeur du bleu sombre où se perd le coup de poing lancé contre Dieu."





Maria d'Angélique Villeneuve 
à paraître le 7 février 2018 chez Grasset


Dans le cœur de Maria, il y a d’abord Marcus, son petit-fils de trois ans. Ensemble, ils guettent les oiseaux, collectionnent les plumes et s’inventent des mondes.À l’arrivée d’un deuxième enfant, les parents de Marcus font un choix radical. Nul ne saura le sexe du nouveau-né.  Ni fille, ni garçon, leur bébé sera libéré des contraintes de genre.
Maria est sous le choc. Abasourdie, abandonnée, elle se débat pour trouver sa place et ses mots. Reste l’éblouissement de l’amour pour Marcus, restent les oiseaux dont les ailes les abritent. Mais pour combien de temps  ?





A cette liste s'ajouteront :
Faire mouche de Vincent Almendros
Les secrets d'Amélie Antoine
Éparse de Lisa Balavoine
Le bon cœur de Michel Bernard
La petite fille sur la banquise d'Adelaïde Bon
Dans les angles morts d'Elisabeth Brundage
Le vol du gerfaut de Jean Contrucci
Rupture de Maryline Desbiolles 
Les indifférents de Julien Dufresne-Lamy 
Eugenia de Lionel Duroy

L'attrape-souci de Catherine Faye
Jours brûlants à Key West de Brigitte Kernel   

L'amour après de Marceline Loridan-Ivens

Trouville Casino de Christine Montalbetti
Où passe l'aiguille de Véronique Mougin 
Un océan, deux mers, trois continents de Wilfried N'Sondé  
Les déraisons d'Odile d'Oultremont 
Trio pour un monde égaré de Marie Redonnet
Hâte de vivre de Laure Rollier 
L'affaire Mayerling de Bernard Quiriny

10 commentaires:

  1. Belle premiere sélection pour commencer l’année ! Merci Joëlle tu nous mets en appétit �� ! J’ai hâte également de découvrir le cas singulier de Benjamin T de Catherine Rolland mais aussi celui d’Isabelle Carré, les rêveurs, les loyautés de Delphine de Vigan, les guerres de mon père de Colombe Schneck et bien d’autres encore. Je suis dans mes recherches encore une pal bien haute à venir ��

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    1. Quand on aime on ne compte pas... Beaucoup de lectures communes dont on va pouvoir discuter, c'est super...

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  2. nous en avons déjà 4 en commun et je rajouterai sans doute le Olivier Bourdeaut , une année qui s'annonce bien!

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    1. Et cette liste n'est qu'un début, d'autres tentations ne vont pas manquer de nous faire craquer...

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  3. Je n'ai pas encore regardé ce que nous réserve la rentrée de janvier, je préfère me laisser porter

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    1. Je suis certaine qu'on va se retrouver sur plusieurs titres...

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  4. Ma sélection comporte la quasi-totalité de tes titres! Je sens des échanges fructueux à venir... 😉

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    1. Nous avons les mêmes sources... et souvent les mêmes goûts...
      Bonnes fêtes de fin d'année et à bientôt j'espère.

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  5. Je partage la quasi totalité de tes choix! j'en ajouterai d'autres au fur et à mesure (je garde un peu de suspense ;))
    Hate de lire tes retours sur ceux la! A commencer par celui que tu es en train de lire...

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    1. Tu ne me surprends pas Benoit, je connais un peu tes goûts... Nous allons encore avoir quelques coups de cœur communs en 2018.
      Ma lecture en cours chut...

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