jeudi 11 janvier 2018

Défaillances de B.A. Paris




Date de parution : janvier 2018 aux Éditions Hugo and Cie
Nombre de pages : 400

J’ai lu ce livre dans le cadre du Grand Prix Elle 201, catégorie roman policier.

Cassandra, 33 ans, est mariée depuis un an avec Matthew. Le 17 juillet, un soir d'orage, elle est rentrée chez elle en prenant un raccourci qui passe par la forêt. Lorsqu'elle a vu une voiture arrêtée sur un parking, elle ne s’est pas arrêtée pour proposer son aide à la conductrice. Lorsqu’elle apprend le lendemain que la femme a été retrouvée sauvagement assassinée, Cassandra est assaillie par la culpabilité et la honte mais elle choisit de ne pas se confier à son mari car elle lui avait promis de ne pas passer par cette route dangereuse car trop isolée et trop sombre, elle choisit également de ne pas en parler à sa meilleure amie Rachel.
Quand elle reçoit des coups de fil anonymes au cours duquel son interlocuteur reste toujours silencieux son angoisse se transforme en panique. Elle pense que l'assassin l'a vue ce soir là et va chercher à la tuer, elle ne se sent pas en sécurité dans sa maison isolée à la lisière de la forêt. Ni Matthew, ni Rachel ne la prennent au sérieux d'autant plus qu'elle est depuis quelque temps sujette à des défaillances de mémoire qui augmentent son angoisse car ses défaillances ne seraient-elles pas des signes précurseurs de la démence précoce qui a frappée sa mère à quarante-quatre ans? La menace d'une démence potentielle plane donc au dessus d'elle pendant tout l'été qu'elle passe harcelée de coups de téléphone silencieux, accablée par la terreur et par la culpabilité avec l'impression de s'enfoncer dans la démence.

Il est incontestable que ce thriller psychologique est écrit d'une façon efficace et directe sans descriptions inutiles, l'auteur fait monter la tension de façon assez habile et la lecture devient vite addictive. Le fait que la narratrice soit Cassandra donne une certaine force au récit mais l'histoire est malheureusement trop prévisible et beaucoup d'autres romans ou films ont traité du même sujet. Pour ma part, j'ai deviné dès le début du roman le fin mot de cette histoire cousue de fil blanc en comprenant qui passait ces appels téléphoniques et pourquoi. J'ai malgré tout lu ce roman sans déplaisir même si j'y ai noté quelques invraisemblances. Encore une déception de la sélection polars de Elle...


L'auteur

D’origine franco-irlandaise, B.A. Paris a été élevée en Angleterre avant de s’installer en France, où elle a notamment créé une école de formation aux langues étrangères.Elle a connu un immense succès avec son premier roman "Derrière les portes". En Angleterre et aux États-Unis elle est désormais considérée comme une star du thriller psychologique.











2 commentaires:

  1. Comprendre la fin de l'histoire dès le début, pour un polar, ce n'est pas bon du tout !

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    1. Ce qui m'a dérangée c'est cette histoire de harcèlement téléphonique a été maintes fois traitée et là franchement deviner qui passait ces coups de fils et pourquoi était archi facile.
      La sélection polars de Elle continue à être très décevante...

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