dimanche 1 janvier 2017

Danser au bord de l'abîme de Grégoire Delacourt



Date de parution : décembre 2016 aux Editions Lattes
Nombre de pages : 320


Emma et Olivier, la quarantaine,  sont mariés et ont 3 enfants, ils donnent l'apparence d'une famille heureuse mais Emma souffre de la routine installée dans son couple "aimer est épuisant, et avec Olivier je n'étais pas épuisée.". Sa vie va basculer lorsqu'elle va flasher sur un homme dans une brasserie, un homme d'un "genre qui fait tout quitter à une femme." Elle est emportée par un irrésistible désir, terriblement troublée par la bouche de cet homme. "Je ne voulais pas d'un amant. Je voulais un vertige."

C'est donc l'histoire d'un homme marié qui rencontre une femme mariée, l'histoire de deux êtres qui vont accomplir un acte fou complètement déraisonnable et voir leurs vies basculer car ils quittent tout sur un coup de tête, époux, épouse, enfants et travail pour vivre ensemble.

Comme dans ses précédents romans, Grégoire Delacourt joue  sur le moment inattendu où tout bascule créant un effet de surprise dans son récit. Il est complètement impossible d'en dire plus sur ce roman et je choisis de rester dans le flou , comme l'éditeur dans sa quatrième de couverture, pour ne pas spolier.

Ce roman est constitué de trois parties, les deuxième et troisième parties étant introduites par un évènement inattendu.

Ce qui caractérise ce roman pour moi est son caractère inégal, j'ai trouvé la première partie assez intéressante même si  le sujet du désir manque d'originalité tellement il a été traité en littérature. Par contre j'ai été très déçue par la deuxième partie que j'ai trouvée assez insipide. Heureusement la troisième partie a sauvé le roman, elle est sublime et  justifie à elle seule d'aller au bout de ce roman. Sur un sujet particulièrement grave, Grégoire Delacourt, avec quelques envolées lyriques, décrit des moments de pure grâce. C'est un roman grave mais chargé d'optimisme et de résilience.  
" Il y a beaucoup plus important que la vie après la mort. La vie avant la mort. 
Cette minuscule trajectoire miraculeuse."
"Les mots qu'on ne dit pas sont ceux qui font le plus de mal."
Par ailleurs il est à souligner comme Grégoire Delacourt parvient à merveille à se mettre dans la peau d'une femme dans ce roman dont le thème central reste celui du désir.

En fin d'ouvrage ses remerciements à ses enfants sont particulièrement émouvants et éclairants.


Citations
"Le deuil est un amour qui n'a plus d'endroit où se loger."

" Il faut bien, pour pouvoir survivre, être tôt ou tard en paix avec ceux qui vous rendront orpheline et vous feront souffrir."

"Je ne pleure pas. Les larmes n'ont jamais rien fait pousser."

"Le présent est la seule certitude, la seule île possible dans le vide. C'est là que nous devons tous vivre."



Merci à NetGalley et aux éditions JC Lattès pour cette lecture en avant-première.







L'auteur
Grégoire Delacourt est un écrivain et publicitaire né en 1960. On lui doit plusieurs fameux slogans publicitaires.
Il publie son premier roman "L’écrivain de la famille" en 2011.  "La liste de mes envies", son second roman, a été acheté par 27 pays et a fait l'objet d'une adaptation au théâtre en 2013. L'adaptation cinématographique est sortie en mai 2014, avec Mathilde Seigner, Marc Lavoine et Patrick Chesnais.
En 2014, son quatrième roman "On ne voyait que le bonheur" a été sélectionné pour le Goncourt. 


Lus du même auteur 




 pour accéder à ma chronique, cliquer ici




pour accéder à ma chronique, cliquer ici 





















Catégorie LIEU







1ère contribution au Challenge Rentrée Hiver 2017 organisé par Laure de MicMelo

2 commentaires: